Partager l'article ! Jeudi 11 février – Dimanche 14 février : sable blanc, vent du nord et échouage: Cienfuegos (Cuba) - Cayo Largo (Cu ...
Marin, Elise et Acquadoria



Cienfuegos (Cuba) - Cayo Largo (Cuba) : 80
milles

Nous partons pour Cayo Largo, une petite île au large de Cienfuegos. Comme la route est longue, nous décidons de faire une nav de nuit et partons à la tombée du soleil.

Elise equipee pour la nav de nuit !
Après une navigation bien paisible, nous arrivons au petit matin sur l’île. Cayo Largo est une île très touristique où il n’y a que des hôtels et la plage, mais quelle plage ! Celle-ci
s’étend sur des dizaines de kilomètres, le sable est blanc et l’eau turquoise. Nous trouvons un mouillage plutôt bien protégé dans une petite baie. La météo prévoit le soir un gros coup de vent
du nord (les coups du Nord sont redoutés ici car ils peuvent être très violents et surtout apportent le froid !). Effectivement le soir, le vent
commence à souffler très nettement et on aperçoit au loin de grands éclairs pas du tout rassurants. Mais bon comme on a confiance en Acquadoria et en son ancre magique, pas d’inquiétude, nous
nous couchons et nous endormons comme des bébés. Vers minuit, nous sommes juste réveillés par un grain un peu plus fort que les autres (il y a environ 40 nœuds de vent en moyenne). Le lendemain
quand nous nous réveillons le bateau nous semble très très stable. Nous sortons notre tête dehors et là, surprise, Acquadoria n’est plus du tout là où on avait mouillé la veille mais de l’autre
côté de la baie ! Un coup d’œil au sondeur nous dévoile la raison de notre hyper stabilité : 0,60 mètre de fond (nous avons un tirant d’eau d’1 mètre !). Le bateau a tout
simplement chassé pendant la nuit et s’est tranquillement posé sur un banc de sable ! Les bateaux qui passent nous regardent avec de drôles de
yeux.

Cherchez l''erreur !!!
Nous décidons de ne pas céder à la panique et prenons tranquillement notre petit déjeuner en attendant la marée qui prévoit 0,30 centimètres de plus. Mais après petit déj et marée haute, rien ne
bouge. Un coup d’hélice à fond n’y change rien, nous sommes bel et bien plantés dans le sable. Nous déplaçons l’ancre et essayons de faire bouger le
bateau en la remontant, toujours rien. Dernier espoir, nous tentons la manœuvre dite « de malte » (en mémoire d’une manœuvre de déséchouage effectuée avec succès avec papa à Malte il y
a quelques années) qui consiste à sortir le génois pour faire giter le bateau et là, miracle, le bateau commence à bouger, un petit coup de guindeau et de moteur finissent le travail et la tête
haute nous sortons de ce banc de sable.

Nous restons 3 jours à nous balader, nous baigner et découvrir les environs. Les couleurs sont magnifiques et l’endroit vraiment paradisiaque. Nous faisons la connaissance de 2 bateaux français
avec 2 couples de notre âge dont un avec enfants. Nous passons une journée forte agréable avec eux : pêche à la langouste et barbecue sur l’un
des bateaux, tout va bien.
