Oukilé ?

Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 21:58
Voici pour finir quelques messages de propagande cubaine glanés ici et là...

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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 19:28
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La Havane en plein coup de Nord...

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Le chenal d'entrée de la Marina 12 heures après notre arrivée, on a eu chaud !!!


Après la vallée de Vinales, il ne nous reste plus que 4 jours pour explorer La Havane et ce n'est pas de trop tant cette ville est pleine de surprise. 

Nous sommes tout d'abord incommodés par le bruit, la circulation, la pollution. La mer, même si elle reste présente à La Havane, nous paraît plus lointaine et ces semaines passées en pleine nature et au calme accentue notre gêne. Mais très vite les charmes de cette ville se révèlent à nous : une vieille ville très bien restaurée qui met en valeur les splendeurs et les richesses d'une époque révolue, des quartiers avoisinants, bien que tombant en ruine, vivants et colorés. Nous la parcourons dans tous les sens épaulés par Corinne, Philippe et Matteo qui nous ont rejoints pour 3 jours.



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Et voilà, le voyage prend fin non là où il avait commencé mais à La Havane. Nous quittons avec beaucoup de regret Acquadoria, son capitaine et la Martine.
Tant de milles parcourus (nous affichons un peu plus de 2000 milles au compteur soit 4000 kilomètres), tant de rencontres (avec une mention très spéciale pour les Cubains) en si peu de temps. Il va nous falloir un moment pour digérer tout ce condensé de découvertes. Nous avons beaucoup apprécié vivre au rythme du bateau, le temps semble s'étaler en douceur et on est bien loin du stress de nos vies urbaines.

Les enfants nous ont étonnés par leur capacité d'adaptation, la mer n'étant pas toujours un élément évident, leur facilité à aller vers les autres, utiliser la langue, comprendre les différences. 

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Tout ça, il ne faut pas l'oublier, c'est grâce à notre cher Capitaine qui nous a aussi étonnés par sa capacité à supporter une famille 24h/24h dans 20 mètres carrés ! Et quel marin ! Réglage des voiles parfait, manoeuvres dans les ports effectuées avec calme et précision, Acquadoria lui obéit au doigt et à l'oeil et file sur la vague. 


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Le hublot dans la cabine des enfants aménagé avec soin par Elise au gré des découvertes...


Un jour, c'est sûr nous repartirons...










 

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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 17:08

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Après avoir récupéré Martine, nous sommes partis mais en voiture cette fois pour 3 jours découvrir les beautés de la vallée de Vinales. Nous laissons les photos raconter ce périple …

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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 19:48

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Jeudi 18 – vendredi 19 février 

 

Isla de la Juventud – Cayos de la Lena : 120 milles

 

Au départ de maman, nous décidons de partir vers La Havane de nuit avec comme première étape le passage des 3 caps situés à la pointe ouest de Cuba. Notre fameux guide nautique nous recommande vivement de les passer par temps calme car le courant peut y être très fort et le vent mauvais. Les prévisions météo étant plutôt bonnes, nous n’hésitons pas et partons vers 17h le 18. La navigation est encore une fois des plus agréables avec une mer relativement calme, un bon petit vent arrière de 15 nœuds qui nous permet de passer ces caps sans problème et d’arriver en fin de matinée dans un mouillage protégé et calme.

 
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Samedi 20 février

 

Cayos de la Lena – Cayo Rapado Grande : 37 milles

 

Navigation cette fois de jour (ça fait du bien aussi !!) dans le canal situé entre la côte et les îles. Nous mouillons au pied d’un petit îlot vraiment adorable avec un ponton et une petite maison de bois perchée sur ce ponton. Nous nous approchons en annexe et sommes accueillis par 2 pêcheurs très avenants qui nous invitent à visiter les lieux.

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En échange de poissons, nous apportons rhum et cervezas et prenons un apéro attablé dans leur séjour. Henrique et Alberto travaillent pour une entreprise d’état de langoustes. 6 mois par an, ils pêchent les langoustes qu’ils entreposent dans les casiers situés tout le long du ponton. A partir de février jusqu’en juin, la pêche est fermée, ils sont donc chargés de surveiller les lieux et de les préparer pour la prochaine saison de pêche. Ils se relaient tous les 8 jours avec une autre équipe. Ils nous font aussi goûter du poisson agrémenté par une sauce délicieuse que leur préparent leurs femmes chaque semaine (ils nous ont montré fièrement l’armoire remplie de bouteilles de sauce !).

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Nous repartons ensuite sur notre bateau déguster notre poisson tout frais. 1 heure après, les voilà qui débarquent sur Acquadoria avec en cadeau une bouteille de sauce que nous avions tant appréciée. A nous de leur faire visiter notre bateau et de leur offrir un apéro !

 

Dimanche 21 février

 

Cayo Rapado Grande – Punta Alonso Rojas : 15 milles

 

Départ pour un déjeuner au pied d’un phare situé sur un banc de sable blanc lui-même situé au milieu de nulle part.  Extrait du journal de bord d’Elise qui raconte à merveille cette journée : 

 

« On est parti pour aller à Punta Alonso Rojas. Quand on était en pleine mer, on a rencontré des pêcheurs dans une barque sans moteur à la rame (ils venaient du village de Dimas situé à 2h de rame d’ici !). Comme on rêvait de manger des langoustes, ça tombait bien, il y avait 10 langoustes dans leur barque. On les a achetées toutes contre quelques CUC et les parents leur ont aussi donné des bières, ils étaient ravis et nous aussi ! Quand on est arrivé, on a vu le bateau de la guardafronteras qui venait vers notre bateau. Comme on n’a toujours pas compris si on a le droit ou pas d’acheter des langoustes aux pêcheurs et comme à l’intérieur ça sentait la langouste, on a fait le ménage en 5mn et les langoustes on les a mises où il y a le moteur.  Finalement ils nous ont posé que des questions (d’où on venait, comment s’appeler notre bateau et où on allait) et sont repartis. On a eu chaud ! Le soir on a mangé des langoustes à la mayonnaise et  une tarte aux amandes. »

 

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Lundi 22 février

 

Punta Alonso Rojas – Ensenada las Playuelas : 20 milles

 

La météo s’annonçant plutôt tranquille, nous mettons le cap sur Punta Evisa à 40 milles de là mais finalement en sortant au large, houles, vent, trombes d’eau et grosse barre noire dans le ciel pas du tout rassurante nous découragent un peu et on file se réfugier 20 milles plus loin dans un joli coin à mangrove comme on les aime. Le soleil revient donc tout va bien !  L’endroit est magnifiquement sauvage avec pour toile de fond les montagnes de la fameuse vallée de Vinales.

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Mardi 23 février

 

Ensenada las Playuelas – La Habana : 70 milles

 

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Comme la météo prévoit un fort coup de vent du nord pour le lendemain, nous décidons de faire route direct sur La Havane après une pause déjeuner paradisiaque au pied d’un petit ilot qui porte bien son nom de « cayo paraiso » où Ernest Hemingway adorait venir (nous aussi on a adoré !). Nous arrivons vers minuit à la mythique Marina Hemingway, décrite par le guide du routard comme une marina fantôme. Elle a été construite dans les années 50 pour accueillir les riches touristes étrangers. Tout était prévu : hôtels, piscine, boites de nuit, restaurants. Malheureusement, l’endroit na pas connu l’essor touristique escompté et la Marina n’est aujourd’hui occupée que par quelques voiliers disséminés dans un immense espace.  L’arrivée de nuit est une peu délicate : nous avions tablé sur un éclairage du chenal d’entrée (nous sommes à la capitale, quoi !!) mais seulement 1 balise sur 2 est éclairée, ce qui a occasionné chez nous un léger stress. Nous nous sommes rendus compte le lendemain en regardant la carte de l’entrée du port affichée à la Marina que nous sommes passés très près d’un beau récif, glups !! D’ailleurs, tout le monde est étonné de nous voir arriver en pleine nuit et nous demande si nous n’avons pas eu trop de problème pour trouver le chenal !!! La Guarda est bien sûr sur le qui-vive, même à cette heure tardive et, sans pitié, exige que nous effectuons les formalités d’entrée avant de nous coucher + fouille du bateau et signature du contrat avec la marina : nous rejoignons nos lits à 2 h du matin !

 

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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 19:15

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Cayo Largo – Isla de la Juventud : 110 milles

Après une nav de nuit vraiment agréable, nous arrivons sous des trombes d’eau à la Isla de la Juventud dans une marina du bout du monde accueillis à l’entrée par un mirador de la Guarda assez imposant sur lequel est peint un grand portrait du Che, ce qui donne un peu le ton de cet endroit !!! Contrairement aux contacts plutôt chaleureux que nous avons eus précédemment, ici l’accueil est très froid. Nous n’avons qu’une crainte, c’est que radio ponton ne soit pas qu’une fausse rumeur et qu’ils nous refusent l’entrée. Nous retenons notre souffle pendant les formalités mais ouf, ils nous donnent leur accord.

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Nous pouvons accueillir la mama qui arrive le lendemain et explorer cette île étrange. Maman et Béatrice son amie arrivent à l’heure dite le lendemain. Nous les récupérons à l’aéroport qui est très contrôlé par les Guardafronteras. Il faut montrer patte blanche à l’entrée et la zone d’arrivée n’est pas accessible, nous devons attendre dehors ! Nous passons 3 jours très agréables avec Maman.
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Par contre, nous cherchons encore les charmes de cette île assez sinistre. Il est vrai qu’elle est surtout réputée pour sa prison qui a accueilli Fidel Castro et son frère. La prison est aujourd’hui vide et se visite. L’endroit est peu accueillant et assez impressionnant. On y entendrait presque les bruits des chaînes et les cris des prisonniers. Après la révolution, Castro avait installé dans l’île des sortes de centres d’accueil pour ados récalcitrants.

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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 00:37

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Cienfuegos (Cuba)  - Cayo Largo (Cuba) : 80 milles


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Nous partons pour Cayo Largo, une petite île au large de Cienfuegos. Comme la route est longue, nous décidons de faire une nav de nuit et partons à la tombée du soleil.

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Elise equipee pour la nav de nuit !

Après une navigation bien paisible, nous arrivons au petit matin sur l’île. Cayo Largo est une île très touristique où il n’y a que des hôtels et la plage, mais quelle plage ! Celle-ci s’étend sur des dizaines de kilomètres, le sable est blanc et l’eau turquoise. Nous trouvons un mouillage plutôt bien protégé dans une petite baie. La météo prévoit le soir un gros coup de vent du nord (les coups du Nord sont redoutés ici car ils peuvent être très violents et surtout apportent le froid !). Effectivement le  soir, le vent commence à souffler très nettement et on aperçoit au loin de grands éclairs pas du tout rassurants. Mais bon comme on a confiance en Acquadoria et en son ancre magique, pas d’inquiétude, nous nous couchons et nous endormons comme des bébés. Vers minuit, nous sommes juste réveillés par un grain un peu plus fort que les autres (il y a environ 40 nœuds de vent en moyenne). Le lendemain quand nous nous réveillons le bateau nous semble très très stable. Nous sortons notre tête dehors et là, surprise, Acquadoria n’est plus du tout là où on avait mouillé la veille mais de l’autre côté de la baie ! Un coup d’œil au sondeur nous dévoile la raison de notre hyper stabilité : 0,60 mètre de fond (nous avons un tirant d’eau d’1 mètre !). Le bateau a tout simplement chassé pendant la nuit et s’est tranquillement posé sur un banc de sable !  Les bateaux qui passent nous regardent avec de drôles de yeux. 

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Cherchez l''erreur !!!

Nous décidons de ne pas céder à la panique et prenons tranquillement notre petit déjeuner en attendant la marée qui prévoit 0,30 centimètres de plus. Mais après petit déj et marée haute, rien ne bouge. Un coup d’hélice à fond n’y change rien, nous sommes bel et bien plantés dans le sable. Nous  déplaçons l’ancre et essayons de faire bouger le bateau en la remontant, toujours rien. Dernier espoir, nous tentons la manœuvre dite « de malte » (en mémoire d’une manœuvre de déséchouage effectuée avec succès avec papa à Malte il y a quelques années) qui consiste à sortir le génois pour faire giter le bateau et là, miracle, le bateau commence à bouger, un petit coup de guindeau et de moteur finissent le travail et la tête haute nous sortons de ce banc de sable.

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Nous restons 3 jours à nous balader, nous baigner et découvrir les environs. Les couleurs sont magnifiques et l’endroit vraiment paradisiaque. Nous faisons la connaissance de 2 bateaux français avec 2 couples de notre âge dont un avec  enfants. Nous passons une journée forte agréable avec eux : pêche à la langouste et barbecue sur l’un des bateaux, tout va bien.
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 23:41

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Casilda (Cuba)  - Cienfuegos (Cuba) : 40 milles

 

Départ pour la baie de Cienfuegos  avec un bon vent qui nous mène à la tombée du soleil à l’entrée de la grande baie de Cienfuegos.  L’entrée du chenal très étroite nous fait imaginer une petite baie mignonette mais non, l’étroit chenal se transforme en une immense mer intérieure avec la jolie ville de Cienfuegos tout au fond. Nous nous mettons au quai de la marina qui, pour une fois, est rempli de bateaux, enfin dans des proportions raisonnables puisqu’il n’y a qu’une dizaine de bateaux mais pour nous, ça nous paraît énorme. Cienfuegos est un port d’entrée et une marina assez correcte, donc beaucoup de voyageurs viennent ici pour faire leur entrée à Cuba, laisser le bateau pour visiter l’intérieur de l’île ou encore faire une escale technique (ravitaillement, fuel, etc…). Il y a beaucoup de français et tous sont des voyageurs au long cours. Nous faisons connaissance avec la plupart. Il y a beaucoup de pré ou retraités qui naviguent depuis un certain temps, quelques uns sont partis depuis longtemps et ont déjà fait plusieurs tours du monde. Nous échangeons nos impressions sur Cuba, nous nous passons les bonnes adresses, les bons mouillages, troquons nos livres et et nos films. Bref, beaucoup d’infos circulent, certaine sont contradictoires, il faut donc faire le tri, prendre plusieurs avis avant de nous faire notre propre idée. Une info nous inquiète un peu : nous n’aurions plus la possibilité de débarquer sur aucune autre escale jusqu’à la Havane ! Ce qui est un peu embêtant car nous avons donné rendez-vous à Maman à la Isla de la Juventud dans quelques jours et nous-mêmes avons prévu de débarquer bien avant La Havane et de faire le reste en bus, la route étant encore longue en bateau. Si radio ponton dit vrai, les choses vont un peu se compliquer ! On décide de faire comme si on n’avait rien entendu et advienne que pourra !

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Nous partons à la découverte de la ville et à la recherche de nourritures pour remplir frigo, placard et estomac. Pour la première fois, les étals des marchés sont un peu plus fournis (même si ça reste assez limité pour nos habitudes occidentales). La ville est très agréable, peu de touristes, beaucoup de vie. Nous faisons une expérience intéressante et très populaire ici : aller manger une glace dans un restau d’état. Apparemment, c’est une institution ici car il faut d’abord faire la queue pendant une heure ! Ensuite on nous installe à une table et on nous serre un verre d’eau puis on vient prendre la commande, seuls 2 parfums sont proposés : ananas et banane, à nous de choisir le nombre de boules (le minimum étant 5). Ensuite, ils nous servent d’énormes assiettes remplies de glaces délicieuses. C’est la fête !

 


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